Enquête exclusive #5 : Etre parents en 2013.
En premier lieu, je dois vous prévenir que cet article est un peu fouillis. J'avais beaucoup d'idées à exposer mais je n'ai pas réussi à les ordonner correctement.
Musique.
Musique.
Avant d'avoir des Mômes, je ne me représenterais pas à quel point cela allait être dur parfois
Peu de personnes de mon entourage proche avaient des bébés voir même des enfants en bas âge.
J'idéalisais ma future famille.
Etre parents, ce n'est pas que du bonheur.
Premièrement, mes grossesses, pour de nombreuses raisons, n'ont été que de grosses parenthèses angoissantes.
Puis ensuite, la fatigue des nuits raccourcies, les première rebellions enfantines nécessaires mais si déstabilisantes, m'ont fait rencontrer une autre personne : MOI en pire.
Cela a révélé une partie de ma personnalité que je ne connaissais pas et qui m'a déplu immédiatement.
Cela a révélé une partie de ma personnalité que je ne connaissais pas et qui m'a déplu immédiatement.
Cette mère qui crie sur ses enfants, qui n'a plus aucune patience. Cela ne pouvait pas être moi. Cette femme qui parfois aimerait être à 10 000 kilomètres et surtout SEULE. Je ne reconnaissais plus cette personne.
Moi, qui me croyais plutôt cool, tranquille. J'avais mésestimé le pouvoir des hormones, de la fatigue, de l'angoisse aussi qui me ronge aux moindres bobos. Tout est soudain exacerbé. C'est vraiment déstabilisant de prendre conscience que parfois, je n'arrivais plus à être maître de mes émotions : j'étais obligée de m'isoler dans un chambre pour hurler ma colère et ma frustration.
Moi, qui me croyais plutôt cool, tranquille. J'avais mésestimé le pouvoir des hormones, de la fatigue, de l'angoisse aussi qui me ronge aux moindres bobos. Tout est soudain exacerbé. C'est vraiment déstabilisant de prendre conscience que parfois, je n'arrivais plus à être maître de mes émotions : j'étais obligée de m'isoler dans un chambre pour hurler ma colère et ma frustration.
Cela m'arrive encore mais dans une moindre mesure. Je dors mieux à présent.
Cependant, Fils Cadet est en plein Terrible Three, et Fils Aîné nous fait un chouette Jackson Five ( huhu ).
Ces dernières années, Il m'est ponctuellement arrivé de leur mettre des fessées. Le truc que je ne voulais ABSOLUMENT pas faire avec mes enfants. Ce fut très culpabilisant pour moi, car cela me soulageait sur l'instant , mais j'avais totalement conscience de l'inutilité de telles méthodes :
" Tu ne tapes ton frère , mais moi j'ai le droit de te taper ... "
Un discours plein de non-sens et de contradictions. Complètement déstabilisant pour un Môme.
Je sais, la plupart des personnes interrogées sur le sujet répondront : " Oui, ben nous en avons eu , et on en est pas mort ..." Oui, sans doute ( moi la première ), cependant si nous n'en avions pas eu , et que nos parents avaient trouvé d'autres méthodes éducatives, nous n'en serions pas mort non plus ( avec certitude ) et nous serions les même personnes. Peut-être en mieux.
Faisons un parallèle avec les méthodes éducatives en classe. C'est mon métier après tout.
Dans les années 50, certains instituteurs de mon père étaient plutôt violents, c'était la norme : insulte, brimade, fouet. Que ce souvenait mon papa de ces années d'école ? : principalement cette violence verbal et physique.
Evidemment dans les années 80, les instits n'avaient plus le droit de faire tout cela. Pourtant j'étais une élève modèle. Je me rappelle des jeux dans la cour, de mes amies, des images bons-points.
Bref je n'ai que des souvenirs POSITIFS.
Aujourd'hui, nous arrivons à nous faire respecter par une classe de 30 élèves sans les brimer, ni les insulter. N'est-il pas possible de faire de même avec notre môme ? Ai-je vraiment envie qu'il se rappelle de moi hurlant ou même frappant. NON, certainement pas.
Faisons un parallèle avec les méthodes éducatives en classe. C'est mon métier après tout.
Dans les années 50, certains instituteurs de mon père étaient plutôt violents, c'était la norme : insulte, brimade, fouet. Que ce souvenait mon papa de ces années d'école ? : principalement cette violence verbal et physique.
Evidemment dans les années 80, les instits n'avaient plus le droit de faire tout cela. Pourtant j'étais une élève modèle. Je me rappelle des jeux dans la cour, de mes amies, des images bons-points.
Bref je n'ai que des souvenirs POSITIFS.
Aujourd'hui, nous arrivons à nous faire respecter par une classe de 30 élèves sans les brimer, ni les insulter. N'est-il pas possible de faire de même avec notre môme ? Ai-je vraiment envie qu'il se rappelle de moi hurlant ou même frappant. NON, certainement pas.
Bref, j'ai décidé de me reprendre en main. Sur les conseils d'une amie, j'ai acheté le livre : " Il n'y a pas de parents parfaits " de Filliozat. Ce livre m'a permis d'une part de me déculpabiliser sur mes erreurs et échecs passés, et de réfléchir sur mes propres comportements : apprendre à maîtriser mes mouvements de colères, ne plus crier, surtout ne plus jamais donner de fessée.
Bon soyons réalistes, pour ce qui est des cris, j'ai un long chemin devant moi. Mais c'est un challenge qui est réalisable. Et quand nous arrivons à gérer une situation de crise sans s'énerver nous-même, nous sommes fiers de nous. Le calme revient plus rapidement dans la maison. Tout le monde y gagne.
Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles entre nos deux Mômes, qui savent se montrer mignons en société ( particulièrement à l'école, car nous n'y sommes pas ) et de petits démons avec nous.
Entre eux c'est souvent la guerre. Il faut leur expliquer que NON, il ne faut pas se mordre, ni se battre, ( morder et batter en langage Fils Cadet ) ... ni se bousculer.
Punir dans la chambre, priver de télé, d'ordinateur. C'est fatigant mais indispensable.
Ces 2 derniers mois, nous avons commencé à distribuer des points vert, rouge et orange à Fils Aîné, comme dans son cahier de vie ( où bien sûr , il n'affiche que du vert ... )
S'il arrive à avoir 7 points verts d'affilée, il a droit à une petite surprise ( trouvée en vide-grenier par son papa : un Super Picsou géant par exemple. )
En deux mois d'expérimentation, il vient ENFIN d'obtenir son premier petit cadeau. Pour l'instant , ce n'est donc pas vraiment un succès, mais nous voulons croire que cela va fonctionner maintenant.
Et puis, il faut aussi savoir reconnaître le côté positif : le fait qu'ils se comportent correctement à l'école ou chez leurs grands-parents est signe, qu'ils ont conscience des règles de vie en société et qu'il savent les appliquer. Notre éducation porte donc ses fruits, même si ce n'est pas toujours nous qui les récoltons. ( Mais en tant que prof, je dois reconnaître que je me sentirais très mal, si cela ne se passait pas bien à l'école ... )
Le livre de Filliozat m'a fait prendre conscience qu'il fallait se remettre en question SOI en tant que parents, et ne pas estimer que le problème vient de ses Mômes.
Je suis l'adulte. Si je suis fatiguée après le travail, ce n'est pas sur eux que je dois passer ma colère et mes frustrations de la journée. Ce sont des éponges, il ressentent nos sentiments, les positifs comme les négatifs.
C'est donc à moi de travailler pour que l'harmonie règne dans la famille.
Afin de progresser tous ensemble.
C'était ma participation à " être mère " de Babidji.
Je suis l'adulte. Si je suis fatiguée après le travail, ce n'est pas sur eux que je dois passer ma colère et mes frustrations de la journée. Ce sont des éponges, il ressentent nos sentiments, les positifs comme les négatifs.
C'est donc à moi de travailler pour que l'harmonie règne dans la famille.
Afin de progresser tous ensemble.
C'était ma participation à " être mère " de Babidji.
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